Cryptos : Quand les gouvernements veulent intervenir

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La technologie progresse plus rapidement que les gouvernements centralisés. La réaction de certains d’entre eux concernant les ICOs en dit long sur leur volonté de limiter l’accès à l’investissement par le biais des crypto-monnaies. Oui certains gouvernements autorisent les pesticides, autorisent les déversements chimiques mais veulent interdire les ICOs. Pourront-ils sévir?

Il y a d’abord la Chine qui annule temporairement les ICOs pour faute de réglementations adéquates. Selon la Banque populaire de Chine, la vente de tokens est « illégale et risque de perturber la stabilité économique et financière ». Essentiellement, ce qui se produit, c’est une nouvelle arme du protectionnisme, où les banques centrales du monde entier craignent que leur monnaie finance des projets à l’étranger. Il n’est pas surprenant de voir de telles mesures être mises en place. Cependant, l’interdiction d’investir dans des ICOs peut s’avérer totalement inutile sur le long terme. N’oublions pas que la technologie avance à pas de géant et que des solutions contre ce genre d’intervention étatique est déjà en passe de troubler le paysage centralisé.

« La philosophie du protectionnisme c’est la philosophie de la guerre » – Ludwig von Mises

Les ICOs n’en sont qu’à leurs débuts, les best practices certes ont besoin d’être revues ainsi qu’une protection plus large pour chaque investisseur. Pour autant est-ce aux organismes centralisés de décider? Et bien tout porte à croire qu’avec la Blockchain ils sont personas non grata. La possibilité de traverser les frontières, d’investir dans des projets à l’échelle internationale sans avoir besoin d’un intermédiaire est une sacrée révolution. En plus de permettre à n’importe qui, avec n’importe quel moyen d’y prendre part. Ce genre de liberté financière suscite un nouveau protectionnisme qui cherche à limiter le choix de l’ investisseur lambda. Heureusement, les technologies pour protéger les ICOs ainsi que les libertés individuelles voient le jour, et petit à petit, l’essence même du mot « décentralisation » prend tout son sens.

Comment décentraliser une ICO?

C’est l’objectif de Komodo. L’équipe envisage de décentraliser l’ICO, en rendant impossible d’entraver le processus de crowdfunding. Selon Audo, membre de l’équipe de Komodo: «Komodo Platform fournit à la fois des émissions de tokens et des solutions de crowdfunding ».  Ses principaux avantages sont la sécurité et la transparence, qui sont tous deux extrêmement importants pour les investisseurs. Des centaines de serveurs alimenteront le crowdfunding, et donc le dICO (dencentralized ICO) ne peut être arrêté ou manipulé. Ces solutions sont gratuites, ce qui les place dans une position unique vis-à-vis de ceux qui souhaitent migrer vers une dICO. Une fois mis en œuvre, les utilisateurs auront la possibilité de participer aux ICOs de manière anonyme sans intervention externe.

Quid de l’interdiction des exchanges?

Les centralized exchanges sont faciles d’accès et offrent des fonctionnalités avancées. Ils représentent également un risque de sécurité sans parler du risque d’intervention d’un tiers. Néanmoins certaines solutions visent à decentraliser l’exchange. Alors, comment pouvons-nous échanger des cryptos sans les confier à un tiers?

Un decentralized exchange ne dépend pas d’un service centralisé pour détenir des fonds. Au lieu de cela, les échanges se produisent directement entre les utilisateurs (peer to peer) par un processus automatisé. Ce système peut être réalisé en créant des tokens proxy (crypto actifs qui représentent une certaine monnaie fiat ou crypto) ou par un système de multi-signature décentralisé, d’autres solutions sont actuellement en cours de développement. Ce système contraste avec le modèle centralisé actuel. Lorsqu’un utilisateur demande à retirer ses fonds, ceux-ci sont convertis et envoyés à leur propriétaire. L’avantage le plus évident au delà de la fiabilité, est sans doute la confidentialité. Les utilisateurs ne sont pas tenus de divulguer leurs données personnelles, sauf si l’échange implique des virements bancaires, auquel cas votre identité est révélée uniquement à la personne qui vend ou achète. L’hébergement des DEXs (decentralized exchange) est distribué par des nœuds, il n’y a donc pas de risque d’arrêt du serveur.

Cependant ce système présente aussi des inconvénients. Certains DEXs comme Bitsquare exigent que les utilisateurs soient en ligne afin que l’ordre soit répertorié et que la vente se déroule. Les fonctionnalités de négociation telles que les « stop-loss » ne sont actuellement pas disponibles dans le modèle décentralisé car elles ne permettent que l’échange de base pour une valeur prédéterminée. Il y a aussi un risque pour les utilisateurs dans les pays qui interdisent l’achat de cryptos. Car avec des méthodes comme le « chain analysis » il est actuellement possible de retracer une transaction en Bitcoin (des solutions comme mixer le paiement avec Monero existent mais à utiliser avec précaution). Même si les systèmes DEX ne présente pas une expérience utilisateur parfaite, ils représentent néanmoins une alternative et une solution au problème constant des interventions. Avec le temps on espère qu’ils évoluent de sorte à pouvoir être utilisés par tous. Un système auto-régulé, qui ne sera pas à la botte de certains « intérêts », totalement indépendant.

 

Image: pixabay

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Shay Mizuno
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Shay Mizuno

Co-fondatrice de Clientconnect by Tagg agence de conception de chatbots (www.clientconnect.com). Passionnée par la blockchain et les crypto-monnaies.
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