Blockchain : Comprendre les défis du passage à l’échelle (PARTIE 2)

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Dans la deuxième partie de la série de post « comprendre les défis du passage à l’échelle », nous passerons en revue les avantages et les inconvénients du Segwit , PoS (proof-of-stake) et sharding:

Avantages du Segwit:

  • Augmente le nombre de transactions d’un block.
  • Diminue les frais.
  • Réduit la taille de chaque transaction.
  • Temps de confirmation plus rapide.
  • Activation du Lightning Network.
  • Supprime le problème de « quadratic hashing »(problème lié à l’augmentation de la taille des blocks).

Inconvénients du Segwit:

  • La rémunération des mineurs diminue.
  • La mise en œuvre est complexe et tous les portefeuilles doivent aussi être activés Segwit.
  • Augmente considérablement l’utilisation de ressources (ex: bande passante).
  • Division de la communauté Bitcoin Core (ex: Bitcoin maximalistes vs tous les autres).
  • Un autre problème avec le Segwit est la maintenance: la sidechain contenant les données de signature devra également être maintenue par les mineurs. Contrairement à la blockchain principale, les mineurs n’ont aucun avantage financier.

Un des sujets les plus abordés du moment est la migration d’Ethereum de proof-of-work vers le proof-of-stake. Pour l’implementer dans son système Ethereum va utiliser le consensus de Casper. Il s’agit d’un système hybride où la majorité des transactions sera encore effectuée en mode proof-of-work et à partir de la 100 ème le consensus sera basculé vers le proof-of-stake. Ethereum pourra alors tester le protocole sur leur plate-forme. Quels sont ses avantages ?

Avantages du proof-of-stake:

  • Réduction du coût global en énergie et en argent (les mineurs Bitcoin dans le monde entier dépensent environ 50 000 dollars en électricité/heure. C’est 1,2 million de dollars par jour, 36 millions de dollars par mois et  450 millions de dollars par an).
  • Aucun avantage ASIC (ne dépend pas de l’équipement de minage ou ASIC (circuit intégré spécifique à l’application).
  • Risque « d’attaque  51% » quasi nul (celle-ci se produit quand un groupe de mineurs produit plus de 50% de la puissance de hachage).
  • Création de blocks plus rapide.
  • Passage à l’échelle grâce au « sharding » .

Sharding:

Sur Ethereum chaque nœud complet du réseau doit télécharger et sauvegarder la blockchain entière. Le « sharding » décompose une transaction en éclats et la répand dans le réseau. Les nœuds travaillent sur des fragments individuels tout en diminuant le temps de vérification. Un des défis de la mise en œuvre du « sharding » est d’identifier à quel noeud est relié chaque fragment. Un autre détail, le proof-of-stake doit être mis en œuvre avant le « sharding » selon Vlad Zamfir (developpeur pour Ethereum depuis 2014).

Réflexion:

Pourquoi le Bitcoin a-t-il besoin de blocks? Satoshi aurait pu simplement faire une chaîne de transactions en incluant le hachage de la transaction précédente dans la nouvelle transaction, faisant ainsi une « chaîne de transaction » au lieu d’une chaîne de blocks. Alors pourquoi le block? Ce dernier permet-il de créer un niveau d’interaction et de rendre l’ensemble du processus plus évolutif? Autant de questions…

 

Image: Pixabay

Référence

Suivre Vlad sur twitter: @VladZamfir

**Quelque chose à ajouter? Rectification ou autre n’hésitez pas à m’en faire part: info@blockchainmag.fr**

Shay Mizuno
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Shay Mizuno

Co-fondatrice de Clientconnect by Tagg agence de conception de chatbots (www.clientconnect.com). Passionnée par la blockchain et les crypto-monnaies.
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